Caractéristiques du jus testé
- Sponsor ayant prêté le matériel pour la revue: Dilligaf Juice
- Prix du conditionnement testé: 19.90 €
- Quantité: 50 ml
- Prix au ml: 0.40 €
- Prix au litre: 400 €
- Catégorie de jus en fonction du prix au ml précédemment calculé: Entrée de gamme, jusqu’à 0.60 €/ml
- Dosage en nicotine: 0 mg/ml
- Proportion de glycérine végétale: 70 %
Conditionnement
- Présence d’une boîte: Non
- Présence d’un sceau d’inviolabilité: Oui
- Matière du flacon: Plastique souple, utilisable pour le remplissage, si le flacon est équipé d’un embout
- Equipement du bouchon: Rien
- Caractéristique de l’embout: Fin
- Nom du jus présent en gros sur l’étiquette: Oui
- Affichage des proportions PG/VG en gros sur l’étiquette: Oui
- Affichage du dosage de nicotine en gros sur l’étiquette: Oui
Note du vapelier pour le conditionnement: 3.77 / 5 
Commentaires quant au conditionnement
Tout droit sorti de la cave prolifique du tonnelier des Charentes, et après m’être sensiblement égayé les papilles avec un The Beginning XO au temps de maturation doublé, je quittais les charmes de la vanille à coque alambiquée façon whisky pour déflorer une bouteille qui en appelait tout autant aux joutes gustatives délictueuses. Un énoncé d’ingrédients complaît à ces dires, puisque l’on aura affaire à une poire confite agrémentée de fèves de Tonka, rehaussée par du caramel et saupoudrée d’éclats de biscuits spéculoos.
Relativisant moins l’Indien et le War Bonnets, Fabien de la crypte ou de la Kustom Kulture nous balance un sobriquet de fiole cependant épique : Apache. L’on va donc osciller sensiblement vers Thomas Shelby et sa smala contrebandière, les bas-fonds de Birmingham en épais brouillard, c’est plus cinématographique, que la destinée de Geronimo et acolytes à plumes.
Mais les Apaches, la bande de criminels, a bien existé à Paris du temps de la Belle Époque vers 1900. Terme complètement médiatique du reste, nommant ainsi les petits truands et voyous de la rue de Lappe, dans le 11e arrondissement, “marlous” ceux de Belleville. Cependant, ce terme est un peu une bannière regroupant l’escroc ou le rôdeur de barrière, voire le faquin à poignard, à vue de fiole, je dirais ne pas tomber bien loin de la ruelle.
En attendant, nous sommes là pour l’élixir reposant en fut de chêne, la noblesse et les rondeurs desservies par le fût au terme de nombreux ajustements et d’une imprégnation spiritueuse au bois presque spirituelle. Pour chaparder le divin breuvage, il vous faudra débourser la modique somme de 19.90 € pour une bouteille pouvant accueillir un ou deux boosters dont les taux nicotiniques associés seront de 3 ou 6 mg/ml. Le ratio de VG étant en 70, on se prédestine à de longues volutes gourmandes. Les rues leur appartiennent, on se contentera de l’indien !
Conformités légales, sécuritaires, sanitaires, et religieuses
- Présence d’une sécurité enfant sur le bouchon: Oui
- Présence de pictogrammes clairs sur l’étiquette: Oui
- Présence de marquage en relief pour malvoyant sur l’étiquette: Non obligatoire
- 100% des composés du jus sont indiqués sur l’étiquette: Oui
- Présence d’alcool: Non
- Présence d’eau distillée: Non
- Présence d’huiles essentielles: Non
- Conformité CACHER: Ne sait pas
- Conformité HALAL: Ne sait pas
- Indication du nom du laboratoire produisant le jus: Oui
- Présence des contacts nécessaires pour joindre un service consommateur sur l’étiquette: Oui
- Présence sur l’étiquette d’un numéro de lot: Oui
Note du Vapelier quant au respect des diverses conformités (hors religieuses): 5 / 5 
Commentaires sur les aspects sécuritaires, légaux, sanitaires et religieux
Dilligaf Juice élabore et mature en tonneau, Liquidlab s’occupe du reste et c’est déjà pas mal. Nous n’aurons rien à redire sur ce chapitre législatif, tout y est. Des coordonnées complètes du fabricant à des pictogrammes présents tel que celui d’interdiction pour les moins de 18 ans, les conformités sécuritaires et sanitaires sont respectées au pied du totem de la TPD, 5/5.
Appréciation du packaging
- La conception graphique de l’étiquette et le nom du produit sont-ils en accord ? Oui
- Correspondance globale du packaging avec le nom du produit: Oui
- L’effort de packaging consenti est en accord avec la catégorie de prix: Oui
Note du Vapelier quant au packaging au regard de la catégorie de jus: 5 / 5 
Commentaires sur le packaging
D’une tête-de-mort au beret de 1900, on nous livre une étiquette métallisée plutôt classieuse invectivant les Peaky en poire à la tête jaune aussi décharnée que celle de l’acteur majeur, Blinder en veston cravate doté de l’Apache. Pas étonnant que les bandits soient si aveugles par traduction, qui ne veut rien dire en français d’ailleurs, le fruit et le bootlegger iraient même jusqu’à nous dévoiler un magnifique sourire venu d’outre-tombe, ça se passe comme ça dans les ruelles rurales des Midlands de l’Ouest, on perd la vie pour un coup de pépin trop poiré.

Le MOF appose sa récompense, nous embarque une nouvelle fois dans ses inspirations partant de la cave vers le comanche, des pirateries à bâbord ou de la pieuvre à tribord. La résultante est tout bonnement magnifique pour un packaging esquissé, l’on s’en doute, à coups de crayon tardifs, mais qui en diront long sur le travail accompli, car il commence aussi par ici, attraper l’œil et dévoiler l’univers cryptique de Fabien Dinand en de magnifiques reliefs, 5/5.
Appréciations sensorielles
- La couleur et le nom du produit sont-ils en accord ? Oui
- L’odeur et le nom du produit sont-ils en accord ? Oui
- Définition de l’odeur: Fruitée, Chocolat, Sucrée, Pâtissière
- Définition du goût: Sucré, Fruit, Pâtissier, Chocolat, Vanille, Alcoolisé
- Le goût et le nom du produit sont-ils en accord ? Oui
- Ai-je aimé ce jus ? Oui
Note du Vapelier quant à l’expérience sensorielle: 5 / 5 
Commentaires quant à l’appréciation gustative du jus
Pour l’eau-de-vie de poire très connue provenant d’Orléans, elle se nomme aussi d’Olivet (la poire) qui est son nom de commune du reste, et qui n’est ni plus moins qu’une goutte, car c’est ainsi que l’on cite la spiritueuse dans mes contrées reculées, à base de poire Williams en quelque sorte. Pour ceux qui se demandent encore comment diable rentre le fruit dans la bouteille, ce n’est point sorcier ni Peau-rouge. En vous questionnant d’où il tombe, là où il pousse, vous serez quoi faire du flacon, sans poussée graveleuse évidemment.
Une épître de chais n’attendant certainement pas, à vos tonneaux, et bonsoirs maîtres de coton, dégustation.
La poire se fait confite et s’invite aux sens tel le fruit cuit au four, rond et doux, aux intonations révélant certes son origine, mais sans virer à la conquête de l’arbre, émanant sa part un poil juteuse et sucrée à point, relatant son onctuosité et un léger peps sans froideur.
Dans sa continuité confise, et pour calmer ses ardeurs, la fève de tonka rend ses armes alliant des salves cacaotées plus sèches, une bribe de foin Vénézuélien que le Donald à choucroute n’a même pas vu venir. Du comarou pour alterner les intrusions papillaires, du hit languissant en semi-conclusion gustative.
Puis c’est le coup de dague gourmand, la mise en œuvre biscuitée du spéculoos, à mi expiration, dédouanant un condensé sensé et plus dense tout en restant mesuré, et cette sensation quasi sablée vanillée. Je pense y distinguer un soupçon de cannelle, si elle en est certainement actrice, ce sera plus un sous-entendu épicé, une perception de fond. L’équilibre, la structure de l’équilibriste des Charentes se veut dès lors plus juste, ce n’en sera toutefois la conclusion intime, bande de marlous du baril.
En puffs agencées, l’eau-de-vie d’Olivet enrobe et anoblit l’élixir en salves alcooleuses enivrantes, en digestif d’Orléans pour le moins actif et complémentaire au mets. En terme d’intensité alambiquée, et si vous connaissez le cellier à Dinand, je dirais que l’on se rapproche du Brotherhood et encore plus de William. Les appoints poirés se lient au fruit d’ouverture, les tenants spiritueux mettent en exergue la missive de sa genèse à futaille, jeune truand de Lappe, sert nous la “p’tite” soeur !
J’ai distingué le caramel, et oui la complexité aromatique demande que l’on s’y attarde et d’autant plus par ce taf délicieusement entêtant, en connotation à casserole, à peine amer sans doute, mais comme apostrophé de l’alambiqué, jouant son fondu tout aussi bien en millésime qu’en retour de casserole languissante et en fin de vape, une nuée de saveurs additionnelles que nous acceptons sans remords brumeux du reste.
Apache sort du bois conformiste et nous convie à un exercice alliant la complexité et la poire, le gourmand et le Tonka, en l’enrobant d’un spiritueux d’Olivet dont il faudra aussi tenir compte. La crainte ne résultera dès lors qu’en enivrement gustatif, en justesse papillaire et rondeur de tonneaux. Dilligaf nous balance du confit et de l’art de vie en nuée glycériques sans les doter d’une sucrosité marquée, et c’est une nouvelle fois un véritable kiff.🎵”J’ai toujours adoré Paris quand la nuit tombe, quand les loups et les chiens vont y risquer leur peau“🎵.
Recommandations de dégustation
- Puissance recommandée pour un goût optimal: 35 W
- Type de vapeur obtenue à cette puissance: Dense
- Type de hit obtenu à cette puissance: Moyen
- Atomiseur ayant servi pour la revue: Aspire Huracan
- Valeur de la résistance de l’atomiseur en question: 0.3 Ω
- Matériels utilisés avec l’atomiseur: Coton, Mesh
Commentaires et recommandations pour une dégustation optimale
Sans grandement me creuser les méninges ou le réglage, je pense que je vais écluser cette fiole jusqu’à la fausse lie, en abreuvant mon fidèle BTD à mesure et à l’envie, sans même sortir mon bottom feeder du placard, comme je l’ai fait pour le Spirit of Piracy d’ailleurs. Un ratio de PG/VG en 30/70 instiguant plus la basse résistance, je déconseillerais le plus petit des matos, comme du pod avoisinant l’ohm, ce liquide est fait pour de la partie de plaisir embaumante, du nuage à densité affirmé.
Apache se vape toute la journée, il faudra cependant aimer la poire, sa tête de skull confite, car elle demeure l’élément sensiblement majeur de ce jus. Ses notes alcoolisées sont aussi bel et bien présentes, ne sont pas tonitruantes, mais il faut en tenir compte. Il en est en somme de toute la cave du MOF, si vous en arpentez ses saveurs, si vous franchissez le cap, la commande sera des plus imminente, par Dilligaf ou en diligence, on exclura la barrique à dos de cheval tout de même.
Moments recommandés
- Moments de la journée recommandés: Matinée, Fin de déjeuner / dîner avec un café, Fin de déjeuner / dîner avec un digestif, Tout l’après midi durant les activités de tout un chacun, Début de soirée pour se détendre avec un verre
- Ce jus peut-il être recommandé comme un all-day vape: Oui
Moyenne globale (hors packaging) du Vapelier pour ce jus: 4.59 / 5 
Mon billet d’humeur sur ce jus
Dilligaf Juice ne balance pas du jus à tout-va, fait monter la tension gustative en dévoilant quelques indices, en voilant l’esclandre de chêne. Alors, il lui faut du temps et de l’acharnement, du tâté boisé et ce qu’il faut de l’art tonnelier pour débusquer la bonne mixture, le sacro-saint élixir aux particularités alcoolisées ou aux gourmandises les plus goûtues.
Le fût devient verdict, sa rondeur reconnaissable anoblissant le mets en tout état papillaire, c’est donc une nouvelle fois un coup de chapeau que nous lui adressons. Sera-t-il arrivé à ses fins glycériques en distillant moultes saveurs qu’il quémandait jadis ? Sans altruisme aucun, nous ne l’espérons pas. Le baril de flambée ancestrale à l’Apache en poupe et nous ravit un Top Vapelier des chais, mais pas de fond de cave, un appel à la débauche millésimée et au tarissement de fiole.
Des ruelles sombres de Birmingham aux dédales parisiens de 1900, du tipi charentais à l’arme aromatique, je vous laisse l’embarras du choix, puisque le packaging rejoint l’art liquidier. Égarez-vous chez Shelby ou à Belle ville, voir “Ménilmontuche” si ça vous chante, mais ne laissez dés lors pas traîner votre précieux, gare au faquin roublard, aux gorilles pourquoi pas ? J’en ai paumé ma gavroche à lame… 🎵”Ceux de Belleville et d’ La Villette, ils sont victimes des gens honnêtes, les gens honnêtes sont des salauds, ils nous avaient pris déjà, not’ belote et not’ java”🎵, l’Apache est Français avant tout, qu’on se le dise !!!!

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