ADN Coil

ADN Coil

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L’ADN coil

 

La réalisation de ce coil nécessite un « outil » particulier. Il s’agit d’un Kumihimo de forme ronde.

Le terme kumihimo signifie : assemblage (kumi) de fils (himo). En général, lorsque l’on parle de fils, on parle davantage de fibres textiles telles que la laine, la soie ou le coton, mais pas de métal et pour cause. Les techniques mises en œuvre permettent de nouer les fils de diverses façons avec des croisements en oblique qui permettent des nœuds très résistants. Un art qui nous vient du Japon.

Ici, ce que nous recherchons, c’est une facilité de créativité afin de donner un aspect artistique à nos coils. Les fils résistifs n’offrent certes pas les qualités d’élasticité d’une fibre textile au tressage et l’utilisation que nous en ferons implique des contraintes mécaniques importantes mais, pourtant, cet outil spécifique peut nous aider dans la réalisation et même la conception de coils complexes multi-fils.

Il y a donc des points essentiels qu’il faudra respecter pour obtenir un résultat convenable visuellement. Mais nous verrons cela au cours de l’exécution de ce coil ADN et d’autres encore sur de prochains tutoriels.

Il existe, à ma connaissance, deux types de Kumihimo : un de forme ronde et un carré. Le rond sert essentiellement pour pratiquer un travail circulaire, dont le résultat sera en trois dimensions, tandis que le carré est fait pour un résultat en 2D, comme un métier à tisser. Contrairement à la fibre, le métal est plus dur à travailler et ne se plie pas aussi facilement à nos envies mais, avec quelques astuces, on peut palier à certains problèmes de maintien et d’uniformité.

 

Pour notre travail, c’est le Kumihimo rond qui nous intéresse. L’objet se trouve très facilement en mercerie ou dans les shops en ligne et sont en mousse (de préférence) avec une ouverture centrale trop large pour maintenir notre travail suffisamment rigide. Il est essentiel de combler ce trou central par un cylindre de la même matière. Vous trouverez facilement la mousse nécessaire dans les packagings des atomiseurs ou des boxs. Elle correspond en général à la densité nécessaire.

Comme vous le verrez sur les photos ci-dessous, j’utilise donc le kumihimo, un cylindre de mousse découpé dans un pack d’ato entouré d’une bande de papier ainsi qu’un cercle de silicone souvent livré avec les atomiseurs pour les protéger des chocs.

Une fois le trou comblé, il faudra percer le cylindre en son centre pour faire passer tous vos fils au milieu.

Prenez 6 fils d’environ 40cm de long en 32 gauges (soit 0.20mm) maximum (pas plus gros) et un fil en 28 gauge (soit 0.32mm). Le travail étant minutieux, il est nécessaire de tresser chaque fil en gardant une pression uniforme à chaque passage en tension du fil, mais cette opération oblige d’avoir une sorte de tuteur au centre du travail, c’est ce qu’on appelle « l’âme » ou l’axe. L’âme sera aussi votre guide.

Placez vos fils autour du Kumihimo en les séparant en trois groupes de deux aux abords du rond en suivant les nombres indiqués sur la tranche de l’outil (cf ci-dessous).

Puis, suivre le diagramme suivant :

Lorsque vous déplacez un fil, pensez surtout à le garder en tension.

 

Prêtez attention à ce que vos fils ne fassent pas de nœuds car, à la longue, ils risquent de casser durant le travail.

Dès qu’un nœud se présente, ne pas tirer dessus et tenter de le défaire de suite.

Le sens de rotation du travail reste toujours le même.

Ne pas imprimer de poids sur le centre des fils pour faire descendre le travail. Celui-ci descendra tout seul en exerçant une légère pression avec l’ongle sur chaque fil que vous déplacez et contre l’âme qui maintient le tressage.

L’âme est l’ossature de ce tressage qui nécessite une rigidité structurelle. Sans elle, votre travail sera irrégulier et flexible.

Pour débuter votre tressage, il est inutile de faire beaucoup de nœuds sous le kumihimo. Il suffit de maintenir les brins et de commencer à tresser sans serrer le travail. Les fils vont se nouer seuls et former une base solide. Après 4 tours complets, vous pouvez ensuite serrer votre travail et donner une tension à vos fils pour assurer un résultat esthétique.

Dessus :

Dessous :

Une fois votre travail terminé, vous pouvez utiliser ce tressage pour vos résistances.

Et surtout, ne stressez pas. C’est un travail de longue haleine demandant de la minutie et de la patience. La réussite ne sera peut-être pas au rendez-vous du premier coup mais, en persévérant, vous arriverez à obtenir de beaux résultats. Le Coil Art est à la portée de tous et toutes. A vos fils et bon travail ! Et si vous rencontrez des problèmes à réaliser ce coil, je vous invite à poser des commentaires ci-dessous, je répondrai avec plaisir à toutes vos questions.

Sylvie.I